COMMUNICATION DE LA COMMISSION AU
CONSEIL, AU PARLEMENT EUROPEEN ET AU
COMITE ECONOMIQUE ET SOCIAL EUROPEEN1

Introduction 2 3 4 Annexe

Lutte contre les obstacles liés à la fiscalité des sociétés qui affectent les petites et moyennes entreprises dans le marché intérieur - Description d’un éventuel système pilote d’imposition selon les règles de l’État de résidence […]


{SEC(2005)1785}


4. CONCLUSION ET PERSPECTIVES

Compte tenu de l’agenda de Lisbonne renouvelé, et en gardant à l’esprit le fait qu’une réforme de la fiscalité des sociétés dans l’UE joue un rôle économique important dans l’amélioration du fonctionnement du marché intérieur dans son ensemble, ainsi que dans la promotion de la croissance économique et de la création d’emplois, une action spécifi que en faveur de la participation des PME au marché intérieur est encore plus nécessaire aujourd’hui. La fi scalité des sociétés requiert une attention particulière à cet égard.

La Commission estime que le concept d’imposition selon les règles de l’État de résidence fournit un moyen réaliste et effi cace de lutter contre les problèmes fiscaux spécifi ques aux PME dans le marché intérieur, notamment en s’attaquant aux coûts de mise en conformité élevés qu’elles doivent assumer. Il peut être admis que l’imposition selon les règles de l’État de résidence ne constitue pas une «solution fiscale» systématique à long terme pour le marché intérieur (contrairement à l’assiette commune consolidée pour l’impôt des sociétés ou ACCIS) mais ses avantages potentiels pour les PME et, par voie de conséquence, pour l’économie de l’UE dans son ensemble ne doivent pas être négligés, d’autant qu’il faudra sans doute attendre quelques années avant que l’ACCIS ne soit mise en œuvre. En outre, dans l’hypothèse où l’assiette commune consolidée serait uniquement optionnelle, elle devrait être plus attractive pour des entreprises plus importantes que pour les PME. Cette approche pourrait donc être utilement explorée par les États membres et entreprises intéressés, dans un délai relativement court et selon des modalités simples, sous forme de système pilote appliqué à titre expérimental. La description d’un système pilote éventuel jointe en annexe présente les divers aspects techniques et juridiques correspondants de façon relativement détaillée.

Dès la phase initiale de l’élaboration du système pilote sur la base des orientations fournies dans la présente communication, les États membres intéressés sont invités à associer les services de la Commission aux travaux et à les informer de leurs éventuelles initiatives législatives ou réglementaires, en particulier en vue de garantir la compatibilité de ces initiatives avec le droit communautaire, notamment dans le domaine de la concurrence.

La Commission est consciente du fait que la grande majorité des États membres n’est actuellement pas convaincue par l’idée. Elle estime toutefois que les inquiétudes justifi ant cette attitude critique peuvent être levées. En outre, selon toute vraisemblance, seuls les États membres ayant des assiettes fiscales sensiblement analogues conviendront d’appliquer un tel système. L’approche proposée ne constitue, en défi nitive, qu’une initiative pragmatique et modeste visant à mobiliser le potentiel de croissance des PME, raison pour laquelle elle ne devrait pas être entravée par des considérations purement administratives.

Il y a lieu de croire que les États membres examineront la possibilité d’appliquer un système pilote d’imposition selon les règles de l’État de résidence aux PME ainsi que les modalités techniques détaillées décrites en annexe dans un esprit ouvert et constructif. La Commission est disposée à offrir son soutien ainsi que des conseils sur des projets précis à tout État membre qui en manifestera le souhait.

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